RE 2020 (ou RT 2020) : des évolutions majeures en 2025

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La réglementation environnementale RE 2020, en vigueur depuis 2022, franchit un nouveau cap en 2025. Plus ambitieuse, elle impose des seuils carbone plus stricts, favorise les matériaux écologiques et renforce la performance énergétique des bâtiments. Objectif : accélérer la transition vers des constructions plus durables et autonomes en énergie. Quels changements concrets attendre ? Découvrez notre article sur le sujet !

L'essentiel à savoir sur la norme RE 2020

  • Seuils carbone plus stricts dès 2025 : Le plafond d’émissions carbone des constructions neuves baisse significativement, imposant un recours accru aux matériaux biosourcés et aux énergies renouvelables.
  • Performance énergétique renforcée : Les bâtiments devront être 30 % plus performants que ceux conformes à la RT 2012, avec une meilleure isolation et l’abandon progressif des énergies fossiles.
  • Analyse du cycle de vie obligatoire : La RE 2020 impose une évaluation complète de l’impact environnemental d’un bâtiment, de sa construction à sa démolition.

RE 2020 : une norme qui évolue en 2025

La RE 2020 est une réglementation environnementale qui encadre la construction des bâtiments neufs. Issue de la loi Elan (Évolution du Logement, de l'Aménagement et du Numérique), elle est appliquée depuis le 1er janvier 2022 pour les logements neufs.

Son objectif principal est de réduire considérablement l’empreinte carbone du secteur du bâtiment. Pour y parvenir, elle encourage l’évolution des méthodes de construction, le développement de filières plus écologiques et l’utilisation de sources d’énergie plus propres.

En visant une baisse significative des consommations énergétiques et des émissions de CO₂, la RE 2020 impose des normes ambitieuses qui s’appuient sur la collaboration entre professionnels du bâtiment et industries du secteur.

La RE 2020 devient plus stricte en 2025, avec des seuils réglementaires encore plus exigeants :

  • Réduction du bilan carbone des constructions : Le plafond de 640 kg CO₂/m² sur 50 ans passe à 490 kg CO₂/m², imposant un recours accru aux matériaux biosourcés et aux solutions bas carbone.

  • Amélioration des performances énergétiques : L’efficacité des bâtiments doit être renforcée, notamment grâce à une meilleure isolation et l’optimisation des systèmes énergétiques renouvelables.

  • Analyse plus poussée du cycle de vie : La réglementation impose une évaluation complète de l’impact environnemental d’un bâtiment, de sa construction à sa démolition.

Ces évolutions rendent les bâtiments neufs plus durables et performants, avec des objectifs adaptés aux maisons individuelles et aux logements collectifs.

RT 2012 vs RE 2020 : quelles différences ?

La RT 2012 et la RE 2020 partagent un même objectif : améliorer la performance énergétique des constructions neuves. Toutefois, elles présentent des différences notables.

La RT 2012 était principalement axée sur l’efficacité thermique des bâtiments, définissant des seuils de consommation comme le Bbio, le Cep et le Tic. La RE 2020 va plus loin en intégrant des critères environnementaux et en introduisant de nouveaux indicateurs :

  • Ic énergie : il mesure les émissions de CO₂ liées à la consommation énergétique du bâtiment sur toute sa durée de vie.

  • Ic construction : il évalue l’impact carbone des matériaux et des procédés de construction utilisés.

  • le passage du concept de Bâtiment Basse Consommation (BBC) à celui de Bâtiment à Énergie Positive (BEPOS). Là où la RT 2012 limitait la consommation d’énergie, la RE 2020 favorise les constructions capables de produire plus d’énergie qu’elles n’en consomment.

Les objectifs de la RE 2020

Des logements plus économes en énergie

L’un des principaux enjeux est de renforcer l’efficacité énergétique des bâtiments neufs. Concrètement, ils devront être 30 % plus performants que ceux conformes à la RT 2012. La RE 2020 favorise également l’usage d’énergies décarbonées comme les pompes à chaleur, la biomasse ou les réseaux de chaleur renouvelables. L’usage des énergies fossiles pour le chauffage sera progressivement abandonné.

Des chantiers plus respectueux de l’environnement

La réglementation impose une prise en compte systématique des émissions de CO₂ dès la phase de conception. Des plafonds d’émission sont fixés, et l’usage de matériaux biosourcés (bois, chanvre, paille) et géosourcés (pierre, terre crue) est encouragé pour réduire l’impact carbone du secteur de la construction.

Un meilleur confort thermique en été

La RE 2020 vise également à améliorer le confort thermique des occupants en période de forte chaleur. Les bâtiments doivent limiter les périodes d’inconfort (températures supérieures à 26-28°C).

De plus, elle fixe des objectifs ambitieux de réduction des émissions carbone :

  • -15 % en 2025

  • -25 % en 2028

  • -30 à 40 % en 2031

Désormais, l’analyse de la performance d’un bâtiment ne repose plus uniquement sur sa consommation énergétique, mais aussi sur son empreinte carbone globale, grâce à l’Analyse du Cycle de Vie (ACV) qui couvre les étapes de construction, d’exploitation et de démolition.

Comment fonctionne la RE 2020 ?

Comme ses prédécesseurs, la RE 2020 fixe des objectifs à atteindre sans imposer de solutions précises. Voici ses principales exigences :

  • Consommation de chauffage inférieure à 12 kWh/m²/an

  • Qualité de l’air intérieur contrôlée

  • Isolation thermique et acoustique renforcée

  • Obligation d’intégrer au moins une source d’énergie renouvelable (panneaux photovoltaïques, puits canadien...)

  • Réduction de l’empreinte carbone des matériaux et de la construction

  • L’usage de matériaux biosourcés et d’énergies renouvelables devient donc incontournable. L’isolation thermique doit être optimisée, avec une épaisseur accrue par rapport aux normes RT 2012, garantissant ainsi une meilleure performance énergétique et un confort amélioré pour les occupants.

L’isolation des bâtiments au centre de la norme RE 2020

La RE 2020 impose des critères d’isolation plus stricts que la RT 2012. L’épaisseur et le type d’isolant utilisé doivent être adaptés aux besoins spécifiques de chaque bâtiment, en tenant compte de sa localisation et de ses caractéristiques thermiques.

Elle s’applique à plusieurs catégories de bâtiments :

  • Maisons individuelles

  • Logements collectifs

  • Bureaux

  • Établissements scolaires

L’objectif principal est de réduire la consommation d’énergie en optimisant la performance de l’enveloppe thermique des constructions.

L’impact de la RE 2020 pour les maisons neuves

Les seuils carbone pour les maisons individuelles passent de 640 à 530 kg CO₂/m², ce qui nécessite un usage accru de matériaux écologiques.

Cependant, les seuils d’émissions liés à l’exploitation restent inchangés, privilégiant toujours des systèmes de chauffage performants comme les pompes à chaleur. Cette évolution entraîne une hausse des coûts de construction estimée entre 5 et 10 %.

L’impact de la RE 2020 pour les appartements neufs

Pour les logements collectifs, les seuils IC Construction sont réduits de 740 à 650 kg CO₂/m², ce qui impose des choix de matériaux plus durables. L’IC Énergie, quant à lui, chute drastiquement de 560 à 260 kg CO₂/m², accélérant l’abandon des énergies fossiles au profit de solutions renouvelables.

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Questions fréquentes sur la RE 2020

  • La RE 2020 est entrée en vigueur à compter du 1er janvier 2022 et remplace progressivement la réglementation thermique 2012 (RT 2012). C’est la nouvelle réglementation énergétique et environnementale de l’ensemble de la construction neuve. L’État, avec l’aide des acteurs du secteur, a lancé un projet inédit pour prendre en compte dans la réglementation non seulement les consommations d’énergie, mais aussi les émissions de carbone, y compris celles liées à la phase de construction du bâtiment.

  • En 2025, la RE 2020 abaissera les seuils d’émissions carbone pour les bâtiments neufs, notamment en logement collectif. L’usage des énergies fossiles sera encore plus limité, tandis que le photovoltaïque et les matériaux bas carbone seront davantage encouragés.

    1. Performance énergétique : Réduction de la consommation d’énergie et généralisation des bâtiments à énergie positive.

    2. Réduction de l’impact carbone : Moins d’émissions sur tout le cycle de vie du bâtiment, avec des matériaux écologiques.

    3. Confort d’été : Limitation des surchauffes estivales pour éviter un recours excessif à la climatisation.

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